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Pourquoi faut-il que le travail soit si stressant ?
Les sondages confirment que le travail est plus difficile et plus long qu'auparavant. Si nous ne parvenons pas à nous trouver des sources de valorisation, nous éprouverons tôt ou tard des problèmes de stress et de 'burnout'.
Et qu'en est-il des nouvelles technologies de l'information sensées faciliter notre travail et nos vies ? Tous ces outils, qu'il s'agisse de téléphones portables, d'agendas électroniques et d'ordinateurs miniatures n'ont d'effet que de hausser les attentes des dirigeants qui exigent de plus en plus de leurs employés. Résultat, les ordinateurs donnent plus de travail qu'ils n'en sauvent aux employés. Le travailleur est en mesure de traiter beaucoup plus d'informations qu'auparavant. Il doit aussi interagir avec plus de personnes. L'individu doit donc travailler beaucoup plus fort pour intégrer toutes ces informations et pour répondre aux demandes de ses patrons, des fournisseurs et des clients.
Comme si les exigences inhérentes au travail (sources de stress) n'étaient pas suffisantes, le dirigeant doit performer dans un contexte de globalisation des marchés et de précarité d'emploi où les succès sont rares et éphémères. Il est regrettable de constater que la grande majorité des entreprises ne disposent pas de ressources pertinentes permettant au personnel de se ressourcer et de croître. J'insiste sur l'expression "ressources pertinentes" car les exigences du travail devraient déterminer le type de formation et de soutien requis alors que trop souvent le travailleur ne dispose que de piètres services offerts sur place. De plus, plusieurs entreprises répriment toutes nouvelles façons de penser et de mener les affaires - on écarte les gestionnaires qui pensent différemment et qui n'améliorent pas les rendements à court terme.
À titre de psychologue en milieu de travail à Montréal, je rencontre de hauts dirigeants et des cadres supérieurs qui persistent à penser que le meilleur moyen d'améliorer les performances de leurs subalternes doit nécessairement passer par la brusquerie et la critique. En fait, il a été démontré que le renforcement positif, pour lequel sont bien définis les objectifs cibles, les critères de la performance et les récompenses, est la seule méthode efficace et valable. La critique des subalternes ne permettra jamais d'encourager l'effort discrétionnaire qui motive les individus à accepter de travailler tard le soir et même la fin de semaine afin de compléter la tâche à temps. La coercition force les employés à travailler - mais ceux-ci fournissent alors un rendement minimal, à peine suffisant pour éviter la punition. Mais ce qui encore plus dommageable c'est de constater que la conséquence de l'utilisation de méthodes coercitives augmente l'intensité du stress et conduit à l'épuisement des employés.
Mes interventions d'accompagnateur ("Coach") visent à aider le dirigeant en difficulté à mieux gérer son stress en améliorant ses compétences de gestionnaire au travail. Étant donné que plusieurs de mes clients viennent me consulter alors qu'ils sont en arrêt de travail, mes efforts de Coach visent le retour au travail mais en m'assurant que le client adopte une attitude saine et une méthode de travail mieux appropriée.
