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Apprends à connaître tes ennemis : les "stresseurs" au travail
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La compétition extrême ...
La vie semble plus facile quand on est au sommet. C'est pourquoi, chacun désire devenir le numéro un dans son domaine. Toutefois, il n'y a place que pour un seul numéro un.
De nombreuses recherches chez les animaux et chez les humains ont montré qu'être au sommet de la hierarchie procure confort et assurance. Les indicateurs biologiques du stress, tels le système immunitaire, l'état de santé général et le niveau de bonheur, sont très positifs chez la personne qui occupe une position d'autorité. Dans le domaine des affaires, les positions élevées apportent non seulement un soulagement face aux préoccupations financières mais de plus elles incitent au respect et procurent le niveau d'autorité requis pour atteindre ses objectifs. La position d'autorité permet en outre d'accéder à des ressources telles que des abonnements à des clubs sportifs ou à des sessions, de massages payés par l'entreprise, qui aident à diminuer le stress résiduel.
Mais quelle est la source du problème ? Et bien, il y en a plusieurs.
Atteindre le sommet est très difficile car la compétition est souvent féroce. Cette compétition est souvent déloyale ou alors ses règles sont aléatoires - les protégés des gens détenant le pouvoir sont souvent promus afin de préserver l'autorité en place. Le travail acharné, la compétence et de dévouement sont souvent ignorés dans le processus d'assignation des promotions.
Et même si la compétition était équitable avec des règles bien définies, il n'en demeure pas moins qu'elle requerra toujours beaucoup d'énergie et un important investissement de soi. Il ne faudra pas compter les fins de semaine perdues, les ennuyeux dîner d'affaires et les longues heures de travail qui sont le lot d'un labeur continu.
De plus, la montée au sommet doit se faire de manière discrète car l'avancement dans la hierarchie repose souvent sur des alliances stratégiques et un effort d'équipe. Les individus qui sont agressifs et qui tentent de forcer la note sont souvent perçus comme manquant de tact; une qualité indispensable lorqu'on occupe un poste de haute direction. Conséquemment, pour réussir, vous devez y consacrer tous vos efforts sans que les collègues s'en aperçoivent.
Comment ne pas s'étonner qu'on se sent souvent seul au sommet !
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L'inéquité au travail - donner autant pour recevoir si peu en retour...
Ce que vous donnez à votre employeur en termes d'efforts, de temps et de dévouement n'est souvent pas comparable avec le peu que vous retirez en termes de rémunération, de sécurité d'emploi ou ce qui est le plus important de reconnaissance.
L'humain accorde beaucoup d'importance à la justice. Au travail, cette notion de justice se comptabilise en comparant ses efforts avec ceux des collègues et en examinant ce que chacun reçoit en retour.
Que "donnez-vous" à votre entreprise et à vos patrons ? D'abord du temps consacré à travailler au bureau. Ensuite un niveau d'effort dans le travail. Finalement un niveau de dévouement à votre emploi de même qu'à l'entreprise.
Que "recevez-vous" réfère non seulement à votre chèque de paie et aux différentes primes de rendement mais aussi à la reconnaissance. Jusqu'à quel point vos contributions sont-elles reconnues et récompensées ? Finalement cette récompense est-elle importante pour vous ?
Chaque employé semble établir son ratio subjectif "ce que je donne versus ce que je reçois en retour" qu'il compare avec celui des autres employés. Le stress et l'anxiété se manifestent quand l'employé perçoit une inéquité dans ces ratios. Par exemple, constater que votre supérieur immédiat gagne trois fois votre salaire ne sera pas une source stress pour vous si vous ne travaillez pas 16 heures par jour et une fin de semaine sur deux comme il le fait depuis plusieurs années.
Toutefois, voir votre fainéant de patron s'adonner à des intrigues à l'intérieur de l'entreprise et vous voler vos idées augmentera invariablement votre niveau de stress au travail.
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La surcharge de travail - en faire beaucoup avec peu ...
La charge de travail est trop grande ou alors les tâches qui me sont demandées exigent un niveau de compétence que je ne possède pas.
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Insécurité d'emploi - beaucoup d'offre et peu de demande ...
Suite aux fusions, aux rationalisations ou tout simplement aux conditions changeantes du marché, mon emploi est précaire.
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Imputabilité sans autorité - Beaucoup trop avec si peu ...
On me rend responsable des choses sur lesquelles je n'ai aucun contrôle.
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Ambiguïté des rôles - si peu de direction
Mais quelles sont mes véritables priorités ou pourquoi mes priorités changent-elles si souvent ?
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Le travail routinier - répéttion ad nauseam...
Je fais toujours la même chose, jour après jour. Je ne parviens pas à m'émanciper !
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Les activités de veille -
Les choses vont tellement bien quand j'échange avec mes collègues. Elles se gâtent cependant rapidement quand je dois interagir avec les clients, les fournisseurs et les employés de d'autres départements. Mes objectifs semblent toujours faire conflit avec ceux des autres.
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Manque flagrant d'autonomie -
C'est comme si je ne pouvais rien faire sans l'approbation explicite de mes supérieurs. C'est difficile de s'investir dans son travail quand on a l'impression que tout ce qu'on fait sera vérifé et contre vérifié.
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Finalement, il semble que c'est la faute ... "des autres !"
Chacun des éléments cités plus haut représente une source possible de stress au travail. Mais comme l'ont rapporté Schwartz et Stone dans une étude auprès de 100 travailleurs de bureau, la source principale de stress au bureau sont les échanges difficiles avec les collègues et les supérieurs. Il semble donc qu'un retour au travail satisfaisant passe par l'apprentissage des méthodes de gestions des conflits avec les collègues de travail et les patrons.
